La Chute des anges rebelles

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1562
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Appréciation de l'art
La Chute des anges rebelles est une peinture à l'huile sur panneau de Pierre Bruegel l'Ancien, signée et datée de 1562, mesurant 117 sur 162 cm et conservée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles (Musée Oldmasters).
Le sujet provient du chapitre 12 de l'Apocalypse : la guerre dans le ciel au cours de laquelle l'archange Michel chasse Lucifer et les anges qui se sont rebellés avec lui. Bruegel place Michel, en armure dorée et l'épée à la main, au centre d'une foule dense, flanqué de deux anges en robe blanche combattant à ses côtés et d'anges sonnant de la trompette dans les coins supérieurs. En dessous, les rebelles qui chutent se muent en monstres hybrides, mi-humains, mi-poissons, insectes ou oiseaux, remplissant presque chaque centimètre du panneau. Une figure centrale entourée de nombreuses petites était une disposition prisée de Bruegel à cette époque, utilisée aussi dans Dulle Griet et dans sa série gravée des Vices et des Vertus pour l'éditeur anversois Hieronymus Cock.
La dette envers Jérôme Bosch est si évidente que le panneau non signé fut jadis attribué à Bosch et, avant cela, à Pierre Brueghel le Jeune. Lorsque le cadre fut retiré au cours d'une restauration, l'inscription BRVEGEL MDLXII fut découverte sur le bord inférieur, tranchant la question de l'attribution. La gravure de l'Apocalypse d'Albrecht Dürer montrant saint Michel combattant le dragon et une Chute des anges rebelles de Frans Floris ont également été proposées comme modèles. Tine Luk Meganck a soutenu que le tableau fonctionne comme un cabinet de curiosités, et que des créatures comme une figure nue coiffée de plumes renvoient à une connaissance des Amériques postérieure à Bosch.
Le musée a acheté le panneau en 1846 à Félix Stappaerts pour 500 francs. En 1944, Walther Vanbeselaere a suggéré qu'il forme une trilogie avec Le Triomphe de la Mort et Dulle Griet, idée développée par Anna Pawlak en 2011. Le vieux panneau étant fragile, il n'est que très rarement prêté.