La Japonaise

Catégorie:
Créé le:
1933
J'aime:
0
Dimensions:
Télécharger:
Les nouveaux utilisateurs reçoivent 4 crédits offerts. 2K coûte 1 crédit ; 4K et Ultra HD sont tarifés selon la résolution. Les œuvres du domaine public sont utilisables commercialement.
Couleurs dominantes
Résumé du téléchargement en domaine public
Cette œuvre est fournie comme ressource du domaine public. Le fichier 2K coûte 1 crédit ; les fichiers 4K et Ultra HD sont tarifés selon la résolution.
Appréciation de l'art
La Japonaise (Japanerin, titre donné par l'artiste lui-même au verso) est une huile sur toile de Cuno Amiet datée 1933, de 81 sur 60 centimètres, signée et datée « CA 33 » en bas à droite ; elle fut vendue chez Koller à Zurich le 2 juillet 2021 (lot 3070), provenant d'une collection privée suisse.
Une jeune femme aux cheveux sombres relevés porte un kimono blanc à fleurs bleues et noires au-dessus d'une large ceinture rose ; elle lève un bras vers un petit récipient de verre vert suspendu à un cordon, tandis que le fond passe du bleu-violet à gauche au vert frais à droite. L'inscription du verso « P.O. 90. Japanerin. 1933. C. Amiet » situe le tableau dans le propre registre numéroté d'Amiet.
La toile appartient à un groupe d'œuvres à thème japonais peintes par Amiet à Oschwand en 1932 et 1933. Le catalogue raisonné répertorie une Die Japanerin apparentée de 1932 (92 sur 60 centimètres, Kunstmuseum St. Gallen) dont le châssis porte le nom « Kikou Ymata », le grand Kikou im Grünen (145,5 sur 97 centimètres) acheté par le Kunsthaus Zürich à l'artiste en 1933, et Die violette Japanerin Savada de 1933 (92 sur 65 centimètres, en dépôt à l'Aargauer Kunsthaus) — le présent tableau est une œuvre différente de toutes celles-ci.
Ce nom renvoie à Kikou Yamata (1897-1975), la femme de lettres française, fille d'un diplomate japonais, qui s'était illustrée dans les salons littéraires parisiens avec son roman Masako en 1925 et fut pionnière de l'ikebana en France ; un article de presse de Herzogenbuchsee rapporte qu'elle posa pour Amiet à Oschwand en 1932 — l'ancien maître de poste du village se souvenait de l'avoir vue se reposer derrière l'atelier entre les séances. Qu'elle soit aussi le modèle ici n'est pas documenté.