Une dame debout au virginal

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1672
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Appréciation de l'art
Une dame debout au virginal est une huile sur toile de Johannes Vermeer, datée d'après le style et le costume d'environ 1670–1672, vers la fin de sa carrière ; elle mesure 51.7 × 45.2 cm et appartient à la National Gallery de Londres depuis 1892.
Une jeune femme en belles soieries avec un collier de perles se tient à un virginal, les mains sur les touches, et se tourne pour nous regarder en face. La lumière afflue des fenêtres à petits carreaux à gauche, touchant sa jupe jaune pâle, le cadre doré d'un petit paysage et le velours bleu d'une chaise vide au premier plan. La pièce, avec son sol de marbre et sa plinthe de carreaux de Delft, appartient à une maison aisée ; le paysage peint à l'intérieur du couvercle de l'instrument était un supplément coûteux. La National Gallery note que ce paysage de couvercle comme le petit paysage au mur ressemblent à des œuvres du peintre de Delft Pieter Groenewegen.
Derrière elle pend un grand tableau de Cupidon tenant une carte levée, dans le style de Cesar van Everdingen. Un Cupidon semblable apparaît dans la Liseuse à la fenêtre et la Musicienne interrompue de Vermeer, et ce pourrait être le tableau recensé chez sa veuve en 1676. Le motif dérive du livre d'emblèmes d'Otto van Veen de 1608, où Cupidon à la carte levée illustre la devise selon laquelle un amant ne doit aimer qu'une seule ; impossible de savoir s'il s'agit d'un avertissement ou d'un éloge. La chaise vide a fait penser qu'elle attend quelqu'un.
Le tableau est souvent rapproché d'Une dame assise au virginal, également à la National Gallery. Les deux ont presque la même taille, partagent une gamme de bleu et de jaune avec un usage inhabituellement large d'outremer, et une étude récente a établi que leurs toiles provenaient du même rouleau ; certains y voient des images opposées de l'amour fidèle et de l'amour vénal, bien que l'idée reste spéculative. En 1866 la femme debout appartenait au critique Théophile Thoré-Bürger, et la Gallery l'acheta après la vente de sa collection à Paris en décembre 1892. David Hockney l'a incluse dans son tableau de 1977 Looking at Pictures on a Screen.