Tribunal de l'Inquisition

Catégorie:
Créé le:
1814
J'aime:
1
Dimensions:
Télécharger:
Les nouveaux utilisateurs reçoivent 4 crédits offerts. 2K coûte 1 crédit ; 4K et Ultra HD sont tarifés selon la résolution. Les œuvres du domaine public sont utilisables commercialement.
Couleurs dominantes
Résumé du téléchargement en domaine public
Cette œuvre est fournie comme ressource du domaine public. Le fichier 2K coûte 1 crédit ; les fichiers 4K et Ultra HD sont tarifés selon la résolution.
Appréciation de l'art
Le Tribunal de l'Inquisition (également connu comme Scène d'Inquisition ou Auto de fe de la Inquisición) est un petit tableau à l'huile sur panneau de Francisco Goya conservé à la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, à Madrid ; l'Académie le date de 1808-1812, tandis que d'autres sources le situent entre 1812 et 1819.
Il appartient à un groupe de cinq petits panneaux, avec Une corrida de village, La Maison de fous, Procession de flagellants et L'Enterrement de la sardine, que l'Académie appelle des tableaux de cabinet dans lesquels Goya donna libre cours au caprice et à l'invention. Plusieurs d'entre eux montrent des coutumes que les libéraux éclairés — dont Goya faisait alors partie — voulaient réformer contre la politique absolutiste de Ferdinand VII. Le marchand Manuel García de la Prada les posséda et les légua à l'Académie.
Contrairement aux autres scènes, celle-ci ne fut pas dessinée d'après nature. Depuis le milieu du 18e siècle, l'Inquisition avait remplacé l'autodafé public par une cérémonie privée ; Goya évoqua donc le passé, s'appuyant peut-être sur Juan Antonio Llorente, historien de l'Inquisition espagnole, qu'il avait portraituré en 1810, et sur le célèbre procès des sorcières de Logroño, qu'il put connaître par Leandro Fernández de Moratín. Dans une église gothique voûtée, le tribunal, les scribes et les moines entourent quatre accusés, assis coiffés de hautes corozas pointues et vêtus de sanbenitos, les vêtements d'infamie ensuite suspendus dans leurs églises paroissiales ; les flammes peintes peuvent annoncer la mort sur le bûcher. Goya divise le panneau en deux zones de lumière : les figures individualisées au premier plan et, derrière, une foule sombre et informe. L'Académie le rapproche des dessins au lavis de l'Album C de Goya, pour la plupart au Prado, qui dénoncent les abus de la justice. Goya lui-même fut convoqué par l'Inquisition à propos des Caprices, puis de nouveau en 1815 à propos des Majas, sans châtiment grave.
Le panneau mesure 46 × 73 cm. Le testament de García de la Prada, de 1836, le légua à l'Académie, qui le reçut en 1839, et en 1885 il fut gravé par José María Galván pour la série d'estampes de l'Académie Cuadros selectos.